pentavers-panthéon

Samedi 17 décembre 2005

Codex Panthéus 1, par A. Indexius
Les premiers enfants d’A-Hod : Hod-Bör
 

            Hod-Bör (aka Hodebaur/ Cœur-de-Braise/ Prince de Cendre) est celui qui est resté le plus fidèle à son père A-Hod.  Lorsqu’il découvrit que ses frères s’étaient retournés contre leur père, il jura de le venger et les maudit. De la même façon, il renia son fils Ra-Hor qui prêtera son assistance à ses oncles et tantes et deviendra le gardien de la prison d’A-Hod.

            Hod-Bör est une divinité ambivalente, connu pour son esprit colérique et la haine qu’il voue à ses frères, il est aussi apprécié comme divinité protectrice qui apporta le feu aux mortels.

            En fait, on peut concevoir Hodebaur comme un être consumé par un perpétuel feu intérieur, source de vie et de destruction.  Il contient sans cesse une énergie qui lui permet de faire de grandes choses, mais qui le pousse, parfois à exploser.  Ainsi, il est toujours impatient et prompt à réagir. Il se laisse guider par l’instant et les sentiments plutôt que par la raison.  En général, il aime passionnément avant de détester cruellement. Tous ceux de son entourage ont eu à subir sa colère un jour ou l’autre. Ainsi, il défigurera son fils/fille Sibalor, trop fier de sa beauté.           

             Hodebaur est figuré comme un démon de flammes, dont le trône est un grand âtre. Ses yeux couvent comme des braises et il souffle une épaisse fumée. On dit que là où il marche, la terre est irrémédiablement brûlée.

             Ses symboles sont le feu, les brasiers qu’on allume en son nom, le tison dont il marque ses sujets. Le sang de Hod-Bör est constitué de cendre, on dit qu’il ne reste rien d’autre de son passage. On l’associe fréquemment au phénix pour qui il n’y a pas de passé, mais un perpétuel renouveau.  On lui associe aussi la Hyène et le Vautour.

             Hodebaur est toujours vénéré (ou craint) dans les provinces constituant l’actuel Baudracie, en particulier dans les Terres de Grend et l’Empire d’Yrjiad.  Il est le maître des mystérieux Nomades de la Fournaise et des Cendreux (morts-vivants). 

            La dernière incarnation de Hod-Bör serait toujours vivante en Baudracie. Cet avatar aurait atteint un niveau considérable d’ « éveil ».

Par Le Dupontesque
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Mercredi 21 décembre 2005

Codex Panthéus 2, par A. Indexius

Les premiers enfants d’A-Hod : Hod-Abal 

             Hod-Abal (aka Hodalbert) est le fils dont A-Hod était le plus fier, il ne cessait de dire qu’il était celui qui lui ressemblait le plus. Hodalbert a hérité de son père un caractère fort et une stature souveraine. Hodalbert ne souffre pas d’être contredit ou contrarié. Sa parole fait loi et la plupart du temps son avis est juste.  Hélas, même lorsqu’il est dans l’erreur, il n’y a aucune chance qu’il le reconnaisse. Ce caractère fort, lui a permis d’accomplir de grandes choses, mais cela l’a également conduit à se fâcher avec nombre de sa famille. Ses conflits avec son père sont par exemple légendaires. A de nombreuses reprises, il lui a reproché sa manière de gérer la création de ce monde (fort peu orthodoxe, il est vrai). A-Hod, dont la rigidité n’avait rien à envier à celle de son fils, ne supportait aucuns reproches. Leurs disputes se sont multipliées jusqu’au conflit ouvert et ce n’est que grâce à l’intervention de son neveu Hergegaur (qui s’est interposé face à A-Hod) que Hodalbert est encore en vie.

             Il y a de très nombreux exemples dans la mythologie de conflits entre Hodalbert et d’autres Dieux, comme celui qui le poussa à punir Pares-Vok, mais il est surtout connu pour être celui qui réuni la fronde des Dieux pour sceller le destin d’A-Hod.  C’est lui qui dirigea le soulèvement contre le Père tyrannique et qui convint Ra-Hor de se lier à leur complot.

             Il est à noter que ces conflits avec ses frères et ses neveux se soldèrent par son assassinat de la main de Ziansor, le fils d’Hodebaur (du moins dans la mythologie Fydalienne).

             Hodalbert est classiquement représenté siégeant au sommet de Rüh-Tsamshéa, le « chêne qui perce le ciel » (situé historiquement au nord de la Grande Padolie ). Il est perçu comme l’incarnation de la nature et des forces vitales. Il est couronné d’une gigantesque ramure naturelle. Ces « bois » figurent symboliquement des racines inversées. Depuis que son Père n’est plus, il a repris pour lui les symboles de la filiation. Les autres symboles d’Hodalbert sont la coupe, source de vie, où viennent boire ses sujets et la sève dont est constitué son sang et qui lui donne cette couleur ambrée. On lui associe généralement le cerf, maître des forets et le rat, force de la nature.

            Les cultes liés à Hod-Abal sont encore très présents en Albadrie, parmi les Peuples du Phtar, mais aussi, dans une moindre mesure en Grande Padolie. Les lègendaires Albees et les Sylfs, sont ses serviteurs.

            Les dernières traces d’un avatar d’Hodalbert remontent à plusieurs dizaines d’années. Cette incarnation avait trouvé la mort en Fydalie, des mains d’un agent d’Hodebaur.  

Par Le Dupontesque
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Dimanche 1 janvier 2006

Codex Panthéus 3, par A. Indexius

Les premiers enfants d’A-Hod : Hod-Arok

            Dés qu’il naquit, Hod-Arok (aka Haudroc ou la Montagne-qui-bouge), se fit oublier et on le laissa dans son coin. En fait, personne ne le regrettait vraiment car le troisième fils d’A-Hod n’avait pas une personnalité particulièrement…vive. Quand Haudroc était là, on ne le remarquait pas (sinon par sa taille) et quand il partait, personne n’y prêtait attention. Il faut bien dire que Haudroc était aussi muet qu’il était lent. Les religieux de l’ancien Royaume de Karkondie préférèrent le qualifier de « minéral », en ce sens que pour l’éternel Haudroc, le temps n’avait pas la même valeur.

            Lorsque la fronde se leva contre le Père, Haudroc,  irrité par l’habitude qu’avait A-Hod de briser l’harmonie des massifs montagneux par ses vertigineux prodiges géologiques, se rangea aux côtés d’Hodalbert. Il fût celui qui conçut la prison au cœur des limbes, faites des alliages magiques les plus solides. Il fût aussi celui qui ferma la porte de la prison sur A-Hod affaibli et qui entendit ses dernières paroles. Bien des légendes circulent encore sur le contenu de ces « derniers mots d’A-Hod », en tout cas, elles réussirent le prodige de tirer une larme du cœur de pierre d’Haudroc, et cette larme était un diamant. Ce diamant légendaire est appelé Brïhsweed (« l’Innocence »). 

Après qu’il eut enfermé son père, Haudroc qui parlait peu, devint encore plus sauvage et taciturne. Cela ne l’empêcha pas d’avoir de nombreux fils, avec qui il se fâcha parfois, comme Ar-Urk qui resta fidèle à son grand-père ou Loxi-Udok qui lui déroba la pépite originelle. On lui prête aussi une vie sentimentale bien remplie, comme sa liaison impossible avec Aria-Taléal (fille d’Hodalbert) ou avec sa propre sœur Hod-Lae avec qui il concevra Tirien-Nok.

Les textes anciens racontent que les temples dédiés à Haudroc étaient bâtis sur d’épaisses dalles de roche qui symbolisaient sa solidité et son immuabilité. Des observations archéologiques en Arokian semblent accréditer cette thèse. Les montagnes et les minéraux sont le domaine d’Hod-Arok et ces éléments apparaissent toujours dans son culte.  L’autre symbole lié à Haudroc est le métal. Dans les légendes, le métal n’est pas quelque chose que crée Haudroc, c’est une écharde de fer qu’il a dans le pied et qui le fait souffrir depuis qu’il est né. Quand Ulkord, son fils, comprend la cause de l’irritation de son père, il ôte l’écharde de fer et son père d’être soulagé. Cette épine de fer tombera dans les mains des mortels. Hélas du fer, symbole de la douleur et de la colère d’Haudroc, les mortels ne songeront qu’à faire des armes.
                Haudroc  est connu comme le maître des ours, les chamois sont ses messagers dans les montagnes et les stupides Ogrills sont ses sbires. Il était vénéré dans le nord de l’Arokian, notamment la Karkondie, mais le culte est désormais pratiquement éteint.

Par Le Dupontesque
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Mercredi 4 janvier 2006


Codex Panthéus 4, par A. Indexius

Les premiers enfants d’A-Hod : Hod-Laè

            Hod-Laè (aka Hodlan ou la Reine de Château-Ciel) est la seule fille d’A-Hod et à cause de cela, son sort ne sera pas toujours enviable. On dit que souvent méprisée ou convoitée par son Père, elle préférait ne jamais toucher le sol et rester dans les cieux ; protégée. Cette distance avec les siens et avec le monde lui permettra de développer un regard distancié et une sagesse peu commune chez les Dieux. Hodlan sera souvent consultée pour son avis neutre, pour sa vue d’ensemble et son intuition exceptionnelle. Cela ne l’empêchera pas de prendre parti contre son père quand la fronde se lèvera, et de se ranger auprès d’Hodalbert.

            Avec ses frères, comme avec son Père, elle fera souvent l’objet d’attirance et de convoitise. Ainsi ses rapports avec Hod-Mär seront mêlés de passion et de jalousie. Celui-ci, rejeté, la prendra de force et concevra avec elle Sélezar. De la même manière, elle prétendra être la mère de Leb-Här (la Lune), ce que lui conteste Hod-Mär. De tous ses frères, c’est pour Haudroc qu’elle aura le plus d’affection, émue par sa simplicité. Avec lui, elle concevra Tirien-Noc. D’autres légendes courent encore sur les soupirants d’Hodlan, parmi ses frères ou ses neveux et même parmi les mortels, mais ces récits se contredisent parfois.

            Comme toutes les divinités, elle concevra aussi sans avoir besoin d’un partenaire. C’est notamment le cas d’Arma-Kaé, qui lui naîtra le jour même ou A-Hod sera enfermé et qui sera de tous ses enfants, la plus chérie. La malédiction d’Arma-Kaé, figée dans un sommeil éternel, plongera Hodlan dans une profonde détresse et elle nourrira une rancune inaltérable pour Ulkord. Cette haine l’écartera à jamais du père d’Ulkord ; Haudroc.

            Hod-Laé est généralement associée à la sagesse mais aussi à la justice. Depuis les hauteurs du ciel elle voit toute chose et juge avec impartialité. L’œil est le symbole de la connaissance et la flèche est celui de la punition qui tombe du ciel.  L’Aigle est couramment reconnu comme l’emblème d’Hodlan.  Physiquement on lui prête d’ailleurs des attributs aviaires, comme des ailes, des plumes ou des yeux d’aigle. La plume est également associée à la symbolique d’Hodlan car on dit qu’elle ne pèse pas plus qu’une plume et qu’elle se laisse porter par les vents, ne s’alourdissant que quand le chagrin ou la colère pèse trop sur son cœur. Les Angelins sont ses serviteurs, ainsi que les gigantesques Rohks.

            Les cultes liés à la Reine du Château-Ciel sont encore courrant en Landresse, notamment dans le sud de la Petite Padolie, à Vresside, la cité que l’on dit être à la verticale du légendaire Château-Ciel. L’Ordre de l’œil se déclare lier à la mystique d’Hodlan. On prétend d’ailleurs que cet Ordre existe en secret hors du monde de Landresse.

            Les incarnations d’Hodlan sont toujours auréolées de mystère. On prétend toutefois qu’un avatar de la Reine des Cieux était conseillère secrète du Chancelier Olvernn, il y a vingt ans.

Par Le Dupontesque
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Mardi 10 janvier 2006

Codex Panthéus 5, par A. Indexius

Les premiers enfants d’A-Hod : Hod-Mär

            Hod-Mär (aka Handemar, Roi Profond) est de tous les fils d’A-Hod celui qui inspirera, à son apogée, le culte le plus fervent. Non pas qu’il fût aimé, mais parce qu’il était redouté.  Si Hodebaur était connu pour sa violence et sa colère contenue, Handemar était auréolé d’une présence implacable et d’un mystère insondable. On craignait ses réactions aussi imprévisibles qu’extrêmes.

Tout d’abord, Handemar avait, comme son frère Haudroc, l’habitude de se tenir éloigné de ses semblables et encore plus des mortels. Il parcourait les océans et logeait dans leurs profondeurs. Non pas qu’il fût trop rustre pour vivre en société, comme c’était le cas de Hod-Arok, mais surtout parce qu’il avait peu de patience et peu d’intérêt pour quiconque.

Ensuite, l’orgueil n’était pas le moindre de ses défauts. Il avait haute prétention de son rang et de sa valeur. Tout comme Hodalbert, il souffrait fort peu qu’on le contredise. Son deuxième plus grand défaut était la possessivité et son corollaire : la jalousie. Nul ne devait contester son Royaume ou ses biens.  Mais Handemar n’avait en revanche pas le sang bouillonnant de son frère Hodebaur. Au contraire, il était froid, méthodique et absolument impitoyable. Pour toutes ces raisons, il était craint par tous et les mortels lui firent longtemps, de terribles sacrifices pour pouvoir emprunter les voie maritimes.

Cette personnalité très tranchée l’amènera à se confronter à tous ses frères et à son Père. Il entrera dans la Fronde contre A-Hod, mais ne restera pas aux côtés d’Hodalbert, car il le soupçonne de vouloir usurper la place d’A-Hod.  Il s’opposera fréquemment à son frère Hodebaur, car ils ne peuvent tout simplement pas se supporter. Il convoitera très longtemps sa sœur Hod-Laé, pour finalement, dévoré par la jalousie, la prendre de force (et oui, même chez des dieux !). Quant à Haudroc, il le méprisera et n’aura presque aucun contact avec lui…

Ses propres enfants auront à subir sa tyrannie et hériteront généralement de son caractère ombrageux.  La plupart du temps, ils fuyaient la présence de leur père, redoutant quelques châtiments ou quelques caprices, mais ne pouvaient aller bien loin car Handemar les retenait prisonnier. Miren-Ötar et Adev-Här ont ainsi cherché à fuir l’emprise de leur père et se sont perdus. Selex-Shär et Leb-Här, les enfants qu’il  arrachera au ventre d’Hod-Laè, passeront leur existence à se cacher de leur père ou à le renier. Elm-Bär et Omte-Bär eux resteront sous la coupe d’Handemar mais sombreront dans la folie et la mélancolie. Seul Uldo-Far, le premier fils, restera en bon terme avec son père et gardera une relative liberté.

Handemar est communément représenté comme un monarque, à l’armure d’écaille rutilante. Une cotte de maille indestructible dont on ne sait si elle est un artefact ou une seconde peau; sa peau d’espadon qu’il conserve quand il reprend forme humaine. L’espadon est son animal symbole, mais on l’associe aussi souvent à la baleine ou au terrible Kraken qui hante les mers. L’ancre des navires est aussi un objet lié au culte d’Handemar. On les bénit en son nom, car c’est la voie qu’il emprunte pour monter sur les bateaux. La nasse est un autre symbole, il en possède une gigantesque dans laquelle il prend des navires entiers. La région de mer, au nord de l’île de Tchaé-Kohb, connaît de puissants tourbillons et est appelée la Nasse, en référence à cette légende.

Son culte est toujours actif et entouré de superstitions dans toute la Marturie et dans les mers de l’ouest de la Baurdracie. Les Sublains qui attaquent parfois les navires marchands se revendiquent comme le peuple d’Hod-Mär.

A ma connaissance, aucun avatar d’Handemar n’a fait parler de lui, depuis des siècles…
Par Le Dupontesque
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LeDupontesque, c'est pas mon nom évidement. Entre autres pseudos, on me connait comme "Lord of the gruik", "Chtigarsdunord", etc... A part le Pentavers, on tolère mes contributions sur le site SDEN "Chateau Falkenstein" (voir l'elfette dans les liens).
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